Atelier
du 2 au 4 oct

Sous les écailles des Reptiles : l’éveil des sens jusqu’au bout de la langue

Ne vous êtes vous jamais posé la question de la perception de l’environnement par les Reptiles ?

Le monde des Reptiles et la SOPTOM
Thématique(s)
  • Sciences de l'environnement
  • Sciences de l'ingénieur
  • Sciences de la vie et de la santé

La SOPTOM (Station d’Observation et de Protection des Tortues et de leurs Milieux) œuvre depuis plus de 40 ans pour la Conservation et la Protection des reptiles et tout particulièrement de la Tortue d’Hermann, espèce emblématique et patrimoniale du Var. Les stands tenus par l’association et les animations proposées suscitent généralement toute la curiosité du Public au sujet de ce reptile tant aimé et si méconnu sur certains aspects à la fois. Une dichotomie que la SOPTOM ne souhaite pas entretenir, mais au contraire, se mobilise afin de démêler les fausses idées ou zones d’ombre. 

La thématique nationale de cette année, est encore une opportunité de se creuser les méninges au travers de brainstorming afin de déconstruire les potentielles visions inscrites au sein de l’esprit collectif. « Saveurs savantes », une alitération en « s » qui tombe à point et pas sans rappeler la sonorité des serpents. Ces deux occurrences nous évoquent spontanément les sens, leur riche diversité et application évolutive chez les Reptiles.

En effet, ne vous êtes vous jamais posé la question de la perception de l’environnement par les Reptiles ?  Et bien de notre côté nous sommes convaincus que nous allons de nouveau titiller votre curiosité, nombreuses sont les personnes venues converser sur des stands en pointant la fameuse langue des Reptiles au travers d’amalgames comme : « Oh oui, les serpents piquent avec leurs langues ! ». Que nenni !! Leur langue bifide est en fait une « arme sensorielle » et leur permet de « goûter » leur environnement si l’on vulgarise. Leur langue constitue un véritable capteur afin de détecter divers messages chimiques dans l’air notamment en les rapportant à l’organe de Jacobson qui lui se chargera de traiter les informations. Voici l’accroche et le fil rouge de ce futur stand de discussion grand public, se servir encore une fois des fausses idées ou abus de langage gravitant dans l’inconscient collectif afin d’éclairer sur la Biologie des Reptiles. Souvent, il ne faut pas aller très loin et il suffit d’ouvrir grands nos oreilles afin de puiser de l’inspiration dans le discours du public.

Une animation sensorielle constituée de boîtes mystère permettra aux interlocuteurs de découvrir et parcourir au travers du toucher ou de l’odeur le régime alimentaire des Reptiles qui est beaucoup plu riche que de la salade pour les Chéloniens, par exemple. En effet, les tortues d’Hermann sont des êtres dits opportunistes dont le spectre alimentaire peut s’étendre des herbacées, aux petits gastéropodes en passant par une consommation axée détritivore occasionnellement (petit os, litière de feuille, etc.).

A la suite de cette activité basée sur une sollicitation sensorielle des curieux, nous tenterons d’asseoir ces découvertes glanées par une activité de type « labyrinthe des saveurs » en proposant aux plus jeunes comme aux plus grands de trouver les chemins menant aux ressources trophiques les plus adaptées qu’il s’agisse d’une tortue terrestre, marine, aquatique d’eau douce, un serpent, un lézard ou encore un caméléon. Nous nous appuierons et utiliserons des exemples de la faune locale afin d’illustrer ce régime alimentaire. La vipère d’Orsini présente sur les hauts plateaux Varois et plus petits serpents d’Europe est férue d’orthoptère et microdose son venin afin d’immobiliser puis digérer ses proies. Un moyen d’aborder avec plus de profondeur la question du venin et son utilité.

Le point précédent pourrait même servir de déclencheur afin de réaliser une petite conférence au sujet du preferendum alimentaire des Reptiles en lien avec leur métabolisme. Ces parallèles réguliers sous l’angle des « saveurs » ont pour objectif principal avec un ton ludique d’éveiller les esprits, les consciences et s’appuyer sur l’ensemble de ces éléments de biologie et de mode de vie afin de souligner l’importance de préserver ces espèces exceptionnelles trop souvent malmenées par l’Homme. 

La multiplicité des sens, leur rôle central dans l’évolution des Reptiles et la façon dont ils perçoivent leur environnement, à savoir la vue, l’odorat, le goût, le toucher, l’ouïe, seront abordées sur un panneau. La perception des sons et le système auditif chez les Reptiles peut déjà prêter à discussion. En effet, ils ne disposent pas d’oreille externe en revanche, la vibration d’un os de leur mâchoire leur permet d’écouter un prédateur en approche ou au contraire de détecter une proie. Les crocodiles quant à eux disposent de plusieurs capteurs cutanés de pression permettant le ressenti des vibrations et la détection de substances chimiques dissoutes. 

Ainsi, il s’agirait pour la SOPTOM d’employer de nouveau son socle de matériel pédagogique classique à savoir la panoplie de posters format bâches conçus au fil des années, les moulages pédagogiques Tortues d’Hermann, tortues dulçaquicoles et ceux incarnant diverses espèces de serpents, le jeu du serpent ou encore les maquettes en bois mettant en lumière le principe de la thermorégulation chez les Reptiles. 

Informations pratiques

Lieu

Parc de la Navale
216 Cours Toussaint Merle 83500 La Seyne-sur-Mer

Date(s)

3 oct 2026
10:00 > 17:00
4 oct 2026
10:00 > 17:00

Contact et réservation

Inscription

Séances scolaires

2 oct 2026
09:00 > 16:00
Réservation obligatoire

Contact et réservation

science-societe@univ-tln.fr

Publics concernés

3 - 6 ans, 6 - 11 ans, 11 - 15 ans, 15 - 18 ans, 18 - 25 ans, 25 ans et +