Exposition
du 6 au 24 oct

8 portraits de femmes scientifiques pour expliquer l'effet Matilda

Une exposition qui illustre cet effet en mettant en lumière 8 femmes scientifiques dont les immenses découvertes restent trop souvent méconnues.

8 photographies de femmes scientifiques avec, accolé, le logo de la science dans laquelle elle se sont distinguées
Thématique(s)
  • Sciences de la Terre et de l'univers, de l'espace
  • Sciences de la vie et de la santé
  • Sciences exactes

C’est l’historienne des sciences américaine Margareth Rossiter (1944-2025) qui, en 1993, baptisa cet effet du nom de Matilda, rendant ainsi hommage à Matilda Joslyn Gage (1826-1898), une autrice américaine féministe et abolitionniste qui a traversé le XIXe siècle en combattant toute forme d’oppression. Elle avait, entre autres, analysé comment les hommes  s’attribuaient des pensées de femmes intellectuelles. D’après Margareth Rossiter, ce phénomène est décuplé quand il s’agit de femmes scientifiques.

L’effet Matilda fait écho aux travaux du sociologue américain Robert King Merton (1910-2003) qui publia en 1968 un article dans la revue Science The Matthew effect in science. Matthew effect ou l’effet Matthieu fait référence à une phrase de l’évangile selon St Matthieu désignant les mécanismes contribuant à ce que les plus nantis tendent à accroître leurs avantages sur les autres : car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a.

Dans son article, Merton analyse la façon dont les scientifiques les plus reconnus bénéficient d’un crédit disproportionné par rapport à leurs collaborateurs moins réputés et comment cette reconnaissance déséquilibrée aboutit à la concentration de ressources et de talents scientifiques. Les riches deviennent plus riches et les pauvres relativement plus pauvres.

Pour illustrer cet effet, nous avons sélectionné, parmi tant d’autres, 8 femmes scientifiques qui ont fait d’immenses découvertes, mais qui restent trop méconnues. Parmi elles, on trouve : Rosalind Franklin pour la structure en double hélice de l’ADN, Jocelyn Bell pour le premier pulsar, et Nettie Marie Stevens pour les chromosomes sexuels.

Exposition « L’effet Matilda » réalisée par le Quai des Savoirs – Toulouse Métropole, l’association Femmes & Sciences et le CNRS Occitanie Ouest.

Informations pratiques

Lieu

Médiathèque de Fonsorbes
Place du Trépadé 31470 Fonsorbes

Date(s)

6 > 24 oct 2026

Contact et réservation

mediatheque@fonsorbes.fr
0562783213

Publics concernés

6 - 11 ans, 11 - 15 ans, 15 - 18 ans, 18 - 25 ans, 25 ans et +

Capacité

50 personnes max.

Accessibilité

  • Mobilité réduite