L'édito de la ministre

Sylvie Retailleau
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"La compréhension et la prise de conscience sont des leviers puissants de mobilisation", Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Chaque automne depuis plus de trente ans, la Fête de la science célèbre le partage des connaissances, et le plaisir de la découverte.

En tant que scientifique, il m’a toujours semblé important de m’engager personnellement pour faire vivre cette opération, au plus près du terrain. Et je sais, pour les avoir vécus, l’importance de ces partages. Je suis convaincue que la compréhension de phénomènes scientifiques et la transmission d’un certain enthousiasme peuvent réellement contribuer à faire naître des vocations. C’est donc un immense plaisir pour moi, en tant que ministre, de continuer à promouvoir ce dialogue entre sciences et société.

Pour sa 31e édition, la Fête de la science sera plus que jamais un temps fort de la culture scientifique avec des milliers d’événements gratuits et ludiques qui permettront à toutes et à tous de découvrir la recherche française, les personnes qui la font vivre et les lieux exceptionnels où progressent les connaissances. C’est une opportunité rare de découvrir les laboratoires, les universités, les musées ou les centres de sciences. 5 000 événements et rencontres vont y être proposés avec nos scientifiques, qu’ils soient chercheurs, doctorants, techniciens ou ingénieurs. Je salue leur implication et leur engagement.

Un grand merci aux milliers d’associations et de médiateurs scientifiques qui animent les ateliers participatifs, les nombreuses expériences, conférences ou expositions dans les festivals ou Villages des sciences. Je tiens notamment à saluer les étudiantes et étudiants qui se mobilisent et s’engagent dans des actions de partage des savoirs, à l’instar des doctorantes et doctorants auteurs du livre Sciences en bulles : réveil climatique édité et diffusé à 75 000 exemplaires cette année. C’est à la mobilisation intense de tous ces passionnés que nous devons le succès et la longévité de la Fête de la science !

Le partage des connaissances est également le fil rouge de la carrière du parrain de cette 31e édition. Je remercie chaleureusement Jamy Gourmaud d’avoir accepté cette mission. Ses talents de vulgarisateur hors pair ont marqué la jeunesse de tant d’amateurs de sciences, à l’instar de son complice Fred Courant, qui animera, cette année encore, 15 émissions tournées en direct depuis le Muséum national d’Histoire naturelle, en compagnie des scientifiques et des opérateurs d’enseignement supérieur et de recherche, partenaires de la Fête de la science. Qu’il me soit permis de remercier ici, au nom de l’émerveillement de milliers d’enfants, ce duo mythique de la culture scientifique.

La thématique retenue cette année est celle du changement climatique. Les événements climatiques extrêmes, y compris cet été, ont malheureusement rendu tangibles et concrètes les alertes que les scientifiques émettent depuis de nombreuses années. Parce que la compréhension et la prise de conscience sont des leviers puissants de mobilisation, le partage de nos connaissances scientifiques est essentiel pour répondre aux défis de société auxquels nous sommes confrontés. Comprendre les causes nous permet en effet d’imaginer collectivement des réponses à la fois globales et spécifiques, pour agir, chacun à notre échelle, et nous projeter avec espérance dans un avenir souhaitable.

S’il nous faut être réalistes face aux enjeux, c’est résolument un message d’espoir, par l’action, que nous souhaitons porter. Car oui, des solutions existent. Il nous appartient de les construire chaque jour, dans nos établissements d’enseignement supérieur et de recherche, dans le débat public, dans nos vies quotidiennes, dans nos décisions politiques. Elles supposent la mobilisation de tous et un engagement collectif sans faille. Puisse la Fête de la science contribuer à l’élaboration de ces solutions !

Bonne Fête de la science à toutes et tous !